Ruines et brouillards
Un nuage de brume monte du sol, enveloppe et cache la ville.
Ville fantôme ?
La brume naturelle miraculeuse masquait les horreurs sans noms !
Horreurs atroces ?
La brumaille matinale dissimule les gens qui se côtoient et s'ignorent tout à la fois
Tout à la fois unis par le chacun pour soi des uns comme les autres
Les uns et les autres unis par le dédain commun et dans un même destin !
La brume crachin sans le savoir et sans le vouloir jouait les cache-misère
Cachait les misères et en aidait plus d'un à planquer les crève-la-faim
Des crèves de faim dissimulés, des clochards soustraient des regards, des mendiants mis hors de vue, des économiquement faibles bizarrement évaporés.
Evaporait ou escamotait les privés de travail, camouflait les privés de lits ou de sorties aux regards des statisticiens.
La brouillasse inattendue – bienvenue par certains - empêchait de voir, éclipsait l'absence d'aides à faciliter la vie des personnes âgées et/ou handicapées.
Des anonymes sons de cornes de brume montaient d'un peu partout cherchant à faire entendre les détresses, les drames, les malheurs qui se jouaient, qui s'accumulaient dans "le monde de gens d'en bas"
Beaucoup priaient pour que brume, bruine ou crachin persiste et continue de cacher misères et ruines peu glorieuses.
daniel

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires


Derniers Commentaires