Partager l'article ! 008 - Histoire de coeur - Un an après: Histoire de coeur Un an après… La table d'opération, ...
Histoire de coeur
Un an après…

La table d'opération, le réveil, les examens préliminaires, les affreuses
seringues et les prises de sang ; les contrôles post-opératoires où le manipulateur semblait s'amuser à te faire pulser le cœur à fond plus vite que la musique…pour voir si… : c'était un bon
vieux souvenir.
Les poumons à plats, déballonnés, occis, flapis, sous gonflés, presque crevés à
regonfler le plus vite possible sans utiliser de bombe anti-crevaison ! Le regonflage d'urgence s'était payé au prix fort de forts halètements et suffocations, d'efforts surhumains,
inhumains.
A l'épisode "Cœur story", je n'y pense pratiquement plus, sauf
le matin quand je dois prendre mes trois pilules de survie.
Je suis maintenant frais comme un gardon, en plus la longue cicatrice s'efforce de se rendre
invisible au fil des jours.
Je préfère, j'aime mieux penser au travail merveilleux des personnes
soignantes qui se donnent à fond pour réparer les cœurs malades et sauver des vies, remettre des personnes patraques en forme.
La médecine, je n'y connais rien. Juste que je prends des anti-douleurs quand j'ai des
douleurs.
Tiens, je me souviens que le professeur qui m'a opéré est venu me voir pour m'expliquer ce qui allait
m'être fait. Il l'a fait d'un ton calme, tranquille, rassurant, prenant son temps comme si l'intervention qu'il allait pratiquer n'était pas plus difficile qu'une appendicite, comme si rien
d'extraordinaire ne l'attendait au bloc. C'est magnifique ! Un homme intelligent et simple aux mains habiles.
Et toutes ces charmantes infirmières qui tournoyaient pour essayer de te tranquilliser, de
t'embobiner par un gracieux sourire mais surtout te tranquilliser, te détendre contre ton gré avec leurs produits passés au compte-goutte dans tes veines sans rien te dire. Charmantes mais
sournoises…
Je leur pardonne. En effet à quoi cela servirait d'affoler les patients.
Je me souviens aussi de cette infirmière qui me traînait, m'emmenait faire mes premiers pas en me
soutenant. Pas facile de promener une personne déjà mal marchante, emberlificotée avec sa poche de sérum pendue au bout d'un lourd et encombrant support. Il y avait aussi à traîner un bidon qui
recueillait, évacuait les cochonneries liquides via deux drains.
Il fallait se déplacer aussi avec le pacemaker encombrant branché en permanence jour et nuit relié à
deux minces fils qui sortaient au-dessus du nombril et qu'il ne valait mieux pas déchirer.
C'était toujours pareil : à la descente du lit je me retrouvais embobiner, ficeler, emberlificoter.
Je tournais un coup dans les aiguilles d'une montre pour déficeler cela, je tournais deux tours à l'envers pour me dépêtrer de cela. Bien souvent, l'infirmière devait débrancher d'un côté, puis
tournicotait, détricotait fils et tuyaux, et rebranchait. Là, enfin c'était parfait. Quelle patience d'ange. Toute la journée, toute l'année, sans s'énerver elle déficelait et reficelait
des opérés.
"C'est aujourd'hui que la famille vient vous rendre visite
?"
"Oui"
"Alors, il va falloir se faire beau, se raser et mettre la
chemise"
Raser ?
J'avais oublié ! Ce n'était pas ma préoccupation principale. Alors, la douce et prévenante infirmière
me donna mon rasoir sorti du sac et alla dans le service me dénicher un miroir à main.
Quand la famille arrive, elle trouve un homme rasé, parfumé. Grâce à l'infirmière prévoyante, je ne
fis pas trop peur à voir, quoique mes traits fussent un peu tirés, me fit-on remarqué.
Finalement après coup je dois reconnaître le courage de cette jolie guêpe matinale qui me réveillait
pour me piquer en allumant la lumière de la chambre tôt aux aurores et me faisait cligner les yeux. C'était la prise de sang matinale et quotidienne : pour moi pas de veine, impossible d'y
échapper. La courageuse infirmière s'était levée de bonne heure, avait bravé la route et je n'étais pas son premier client.
C'était bizarre de trouver ici des tas de gens gentils et patients avec leurs patients. Tenez, j'ai
en souvenir ce cardiologue sympa en tenue verte qui en quelques secondes lisait mon électrocardiogramme et m'expliquait en quelques minutes ce qu'il en était, me commentait positivement que tout
allait bien et que je sortirais certainement demain ou après. Avec un grand sourire, en sortant, il tendait le pouce en l'air pour me signifier que tout était ok.
Et puis c'était bon de voir que les amis s'inquiétaient et s'informaient quotidiennement de mes
nouvelles : untel ou untelle à redemander de tes nouvelles faisait plaisir à entendre, aidait à guérir.
C'était bien de se faire opérer du cœur (mais pas trop souvent), on découvrait que notre sort ne
laissait pas insensibles les amis.
Et puis le clou du plus beau, le top des tops de l'Amour, l'apothéose c'était la famille qui bien que
bouleversée n'en laissait rien voir. Choyer, chouchouter, couver j'étais.
La famille venait aux nouvelles du cœur plusieurs fois par jour pour me réconforter via les services
téléphoniques.
C'était bien de se faire opérer du cœur car on savait qu'on était aimé par ses proches et ses
amis.
Daniel
Bonne soirée daniel, bises amicales prends soin de toi.
Bonjour Ederza
Merci de ton passage m'apportant joie et bises.
Bisous de champagne - daniel
bonjour,
bravo pour le gentil merci à toutes ces petites mains...
bel eloge
mais je ne voudrais quand même pas me faire operer sauf absolu necessité... lol
amicalement babeth
Bonjour Babeth
Remercier est pour moi une absolue nécessité. Ça ne fait de mal à personne. Il y a tant de taches "ingrates" du monde des petites fourmis qui demanderaient plus de reconnaissance de la part de tous.
Je te rassure Babeth quand on nous opère du cœur c'est qu'il y a urgence …vitale.
Amicalement - daniel
C'est une histoire magnifique, de contact, d'échange, de solidarité, de dévouement et d'assistance, de compréhension. Toute cette chaleur humaine est très palpable dans tes mots.
Bonjour
Bonjour
Merci de ton passage et de ton commentaire fait de jolis mots qui me vont droit au cœur.
Une histoire magnifique …et vraie !
J'ajoute ton blog dans mes liens
Amitiés - daniel
Merci de ta visite.
Bon week-end.
Bisoux
Mais de rien ! Bon dimanche à vous
daniel
PUBER BIEN RACONTE ET LU E 5h30 RU MAT CEST BON POUR LA VIE ET MALGR2 LES DOULEURS QUI S42VEILLENT EN MËME TEMPS QUE MOI JENE DIT QUE CETTE FRICHUE VIE? VAUT LE COUP D ETRE VECUE
AMICALES PENSEES DU BORD DE MER
Merci pour ton témoignage Camille
J'aime bien aussi la mer : ses rouleaux et l'air particulier qui y règne.
Amicales pensées - daniel
Ton temoignage est empli d'émotions, de courage et d'amour ... Merci pour ce beau partage :)
Bonjour Tiha
L'émotion et l'amour je veux bien, le courage je ne sais pas. Quand on se trouve confronté à la maladie ou à une opération à venir on est un peu pris dans l'engrenage. Beaucoup de choses nous échappent. Après on a le temps de réfléchir sur soi même et …sur la bonté des autres qui nous aident à traverser l'épreuve. Je te remercie de ton passage et pour ce com qui me met le cœur à l'ouvrage.
Amitiés – daniel
J'inscris ton blog dans mes liens.
J'inscris ton blog dans mes liens.
Bonsoir Daniel,
J'ai trouvé extrêmement émouvantes ces pages où vous relatez les étapes de cette opération, de son avant et de son après. Je n'ai jamais personnellement connu une telle épreuve et j'ai suivi votre témoignage avec "le coeur". C'est bien et beau aussi d'avoir dit votre reconnaissance à tous ceux qui vous ont entourés en ces moments là, vous ont aidés à revivre.
Alors belle année avec votre coeur qui bat fort et le sourire qui l'accompagne.
Amicalement à vous.
Mimi des Plaisirs
Bonjour Mimi
C'est normal de remercier ceux qui nous aident à passer les moments difficiles. Car ils ont souffert autant que nous dans cette épreuve. Il faudrait l'enseigner à l'école puisque cela ne paraît pas être un élan spontané. Après le Job de Paix que j'ai écrit il pourrait bien y avoir "le Job du Remerciement".
Merci pour votre passage et votre commentaire qui me va droit au cœur. Comme tous ceux qui ont déposé un com pour cet article, je vous inscris dans mes liens.
Amitiés – daniel
Coucou Daniel, beaucoup moins assidue devant mon ordinateur et ayant laissé mon blog à l'abandon... moi aussi je compte reprendre... bientôt, j'ignorais tout de tes problèmes de santé. C'est donc génial de te retrouver tout neuf, sans avoir eu à m'inquiéter pour toi !! Quelle égoïste je fais ! Que de souvenirs tu m'as rappelés là, mon coeur réparé presque neuf, vient de fêter ses 15 ans le 2 Janvier... moi qui oublie toutes les dates, celle-là, on ne peut que la retenir, c'est un peu une résurrection ! Je suis heureuse de te retrouver et je vais continuer à lire tes articles peu à peu ! Grosses bises.
Bonjour Nénette
Je suis super content de te retrouver. J'étais inquiet (mais si) pour ta santé : cette méchante DMLA.
Toi aussi tu as un cœur neuf c'est super : nous allons faire de bons centenaires et pouvoir faire des blagues aux autres encore longtemps.
Tu trouveras toujours des articles de cœur sur mon blog. Parfois, je bougonne un peu mais c'est la vieillerie….
Je t'embrasse – daniel
Kikou Daniel,
Je viens de lire ton emouvant article et
je suis d'accord avec toi toutes ces infirmières
ont tant et tant de patience !!!
Quoi dire de plus que tu as eu beaucoup
de courage me semble t'il ?
Bonne journée
Gros bisous
Kikou Sancynette
Du courage pas forcément : quand on est pris dans la spirale, difficile de s'échapper.
Après il faut réagir pour se remettre le plus vite possible à vivre normalement : ce qui est le but de l'intervention. C'est vrai que les infirmières, infirmiers et docteurs ont été très sympas, cool et efficaces.
Si l'une d'entre elles ou l'un d'entre eux se reconnaît dans cet article je lui dis "Merci, du fond du cœur"
Merci de ton passage – Amitiés - daniel
Bonjour Daniel.
Joli témoignage que ton récit ... Beau moment de partage. L'hopital est déjà un lieu de partage (on partage l'endroit, la douleur, la solitude parfois, l'anxiété ... et la découverte d'une espérance qu'on croyait enfouie).
Belle leçon de courage. Merci !
Bonjour
Moins je le partage cet endroit mieux je me porte. Non pas qu'on n'y soit pas dorloté, bichonné, frictionné, choyé par une équipe super sympa mais certains ont des outils bien coupants. C'est vrai que maintenant je vais faire un bon centenaire…
Merci de ton passage et du commentaire qui me va droit au cœur
Amitiés - daniel
pas toujours facile de se rendre à l'hôpital......mais c'est grace à tout se personnel dévoué que tout va pour le mieux.....merci de ton passage et passe une agréable soirée
Bonjour
Effectivement une chose pas facile mais parfois nous n'avons pas le choix : comme nos voitures la mécanique humaine tombe en panne. Et il faut s'arrêter sur la bande d'urgence. Heureusement des personnes bienveillantes nous prennent en charge. De ces personnes la télé n'en parle guère : c'est pourquoi je viens témoigner et rendre hommage.
Merci de ton passage – Amitiés - daniel
J'ai remarqué un truc dans les hôpitaux, les amitiés se nouent plus facilement, notre esprit grégaire trouve dans cet endroit un terrain propice pour tisser des liens (qui peuvent se défaire aussi rapidement qu'ils se sont tissés, mais toujours sincères), comme si la maladie, les traumatismes, les blessures rapprochaient... Mon mari a dù subir quelque chose de lourd lui aussi , plus d'un mois d'hopital puis maison de repos et réeducation, autant le désespoir était présent pour nous (la famille, les amis) autant l'humanité, la jovialité des soignants et des soignés donnaient une autre dimension à cet évènement... J'en garde un souvenir très étrange, j'ai côtoyé à cette occasion des personnes formidables aujourd'hui disparues, des soignants prèsents et humains... Merci pour ce témoignage...
Bonjour et merci pour la visite (sur le blog c'est mieux qu'à l'hosto)
Personnellement j'ai reçu un très bon accueil dans la clinique de la part de mes soignants. J'ai très bien entendu (car j'écoute) que dans leur vie professionnelle et personnelle tout n'est pas rose tous les jours. J'en suis d'autant plus reconnaissant qu'ils en fassent abstraction avec les malades. Il est des leçons que l'on reçoit des autres qui doivent servir à quelque chose, surtout à mettre un peu de plomb dans nos coeurs.
En ce début d'an, je te souhaite donc une bonne santé et te remercie encore de ta visite - daniel
Merci pour cet article qui ne peut que regonfler à bloc ceux qui le lisent... Tu as raison , quand on est au plus mal, les proches et moins proches se soucient de nous et ça fait un bien fou... Je connais bien cette atmosphère, même si mon coeur à moi a tenu bon jusque là...Je trouve le personnel soignant méritant et sensas...sauf dans certains services...il y a bien sûr toujours des exceptions et quand mon mari est passé de la cardiologie intensive, au service pulmonaire, c'était la chutte au niveau des soins et de l'attention...Je crois d'ailleurs que son état psychique et physique s'est dégradé à ce moment là...
Il n'est plus de ce monde, mais je moi je me bats pour la survie, ce crabe ne m'aura pas, du moins je l'espère...
Bonne journée à toi et merci encore ! Longue vie surtout !
Bonjour
Tout d'abord un grand merci pour ton passage et le commentaire
J'ai eu la chance de "tomber" sur des personnes sympathiques. Il est normal d'apporter un témoignage positif ; on se plaint tellement souvent…
Le meilleur des traitements contre le crabe c'est le moral d'acier. Je souhaite de tout cœur que tu échappes à cette maladie.
Je vais essayer de profiter de mes longues années à venir et d'écrire encore quelques lignes
Amitiés - daniel
Un épisode très difficile mais que tu as surmonté avec courage et ténacité avec un bon entourage. Contente de te retrouver sur la blogosphère.
Amicalement et bonne année 2012 bien meilleure que la précédente.
Violette
Bonjour Violette
Sans aucun doute, une bien meilleure année que la précédente et c'est tant mieux. Je ne ferai pas cela tous les jours.
Si le cœur tient bon je proposerai encore quelques articles écrits avec ma copine Plume
Je prépare "Bébé blé" mais il ne faut pas le dire : c'est un secret !
Merci pour la visite et les encouragements - Daniel
dejà un an !! un petit bonjour par une fraiche matinée .amicalement.
m odile
Le temps passe vite Marie-Odile ! C'est bien pratique pour évacuer les mauvais souvenirs.
Merci pour le commentaire qui réchauffe le cœur.
Frais Bisous - daniel
Un beau témoignage, plein de sensibilité.
Merci pour ce partage.
Bonne fin de semaine.

Bisoux
Bonjour Dom
Il est normal que lorsque des amis ou des membres de la famille s'inquiètent pour vous de les remercier par un petit compliment. Il en est ainsi aussi vis à vis des soignants. Pareil pour les amis blogueurs passant du temps à écrire un commentaire.
Il est bien aussi de dire aussi ce qui va. Le monde aurait à y gagner.
Je te remercie de ta visite et de ton commentaire.
Amitiés + bisous - daniel
gr gr ! mon article s'est envolé ! je reprends
Heureuse que cette opération ait généré tant d'amour, d'amitié, de prévenance et de gentillesse
de la part des ses petites bonnes femmes et petits bonhommes en blouse verte ou blanche
mais également ta famille, prévenante et aimante autour de ce mr avec un coeur tout neuf
moi une jolie valve mitrale est prévue de longue date, mais je l'attends toujours,
mon cardio, très courtois, m'a toujours dit "vous êtes encore trop jeune" ; mais cela fait déjà un certain temps....
cela dit les traitements, qui comme tu dois le savoir ne fonctionnent qu'après moult essais, suffisent pour le moment
mais la tortue doit faire attention à ne pas trop faire d'efforts inutiles, toutefois, comme tu le sais, la tortue ne tient pas en place.
Belle journée Daniel.
GROS BISOUS normands
Bonjour Fleur
Ce petit article d'histoire de cœur a été bien accueilli. J'ai reçu des commentaires élogieux et reçu des confidences. Je dois répondre maintenant. Quelques lignes ne suffiront pas. Je n'y connais pas grand-chose en médecine. Mais je vais m'efforcer de répondre à chacun.
C'est vrai que j'ai eu de la chance, mais ce n'est peut-être pas une question de chance mais de compétence de celui qui nous opère. Je ne sais pas non plus si il y a un âge mieux qu'un autre, c'est surtout si la nécessité absolue se fait sentir. C'est certain on opère pas le cœur comme une simple appendicite. Il faut faire les examens appropriés.
Si des médicaments suffisent, c'est parfait. Les médicaments ont des interactions entre eux et suivant les personnes ils ont des effets secondaires parfois gênants.
Mais la jeune tortue que tu es, est raisonnable et évite les efforts violents pour éviter de trop faire travailler le cœur.
Merci encore pour ton passage.
Supers bisous du fond du cœur – daniel