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La merlette et l'oisillon

Derrière ma fenêtre je me marrais !
Dans le jardin une merlette (une maman merle) tapait du pied et donnait de grands coups de bec dans le sol.
A 3 pinceaux de là le fils merle désintéressé regardait sa mère s'agiter. Se méfiant des mères agitées, il retourna se mettre à couvert dans la haie.
Pas contente maman alla dans sa direction pour faire sortir du bois son rejeton et pour qu'il vienne se mettre à piquer sa nourriture tout seul.
Elle en avait assez de le nourrir à ne rien faire. C'est que l'oisillon était déjà gros ! Il faudrait bien que le fils se mette enfin à chercher pitance lui-même.
L'autre d'un air désabusé, le nez en l'air, ne partageait apparemment pas de cet avis.
Mère s'occupait très bien de lui et il ne voyait pas pourquoi ça changerait !
Le manège recommença pour une seconde leçon : la merlette trépignait des pieds et becquait la terre de toutes ses forces pour montrer à son fils comment becqueter tout seul.
Le gros oisillon s'approchait de la maternelle –mais pas trop près -, la regardait trépigner et faisant mine de ne rien comprendre repartait à l'abri du danger, sous la haie.
Courroucée, la merlette alla le rechercher et lui donna un coup de bec. Non, ça ne ressemblait en rien à un petit bécot d'amour maternel.
Le glouton gobe vers qui voyait, comprenait bien au fond de lui-même où sa mère voulait en venir se disait qu'il commencerait à chercher pitance demain ….ou bien après-demain !
daniel

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