Partager l'article ! LE ROMAN §11 - page 3 / Agacements sur Terre: Agacements sur Terre "Le Thomas laissé sur Terre" attendait qu ...
"Le Thomas laissé sur Terre" attendait quelque chose. Une bonne nouvelle si possible ! Un mot, un télégramme en provenance de l’espace le rassurerait, lui apporterait l’espoir qu’il nichait, qu’il plantait ses idées sur la bonne voie. Une dépêche le conduirait vers l’apaisement surtout si elle annonçait qu’un but – valable si possible – existait concernant l'Humanité.
Un dessein clair concernant la Vie tout simplement. Peu importe lequel !
A attendre Là, les bras ballants, il s’énervait.
Si seulement les Autres lui envoyaient, lui expédiaient un court message, un genre de SMS, signalant un changement – un je-ne-sais-quoi quelconque dans le Cosmos - un truc inconnu, une énormité ou un petit rien plein de significations.
Il s’inventait des histoires : peut-être que les Autres la tête ailleurs – la tête trop près des étoiles – passaient à côté de faits troublants sans les voir, sans s'en apercevoir ?
Quand même les « Missionnés Express Sherlock Holmes » pourraient s’efforcer de trouver un faible indice, au moins une maigre piste. Parmi toutes ces galaxies traversées, ce serait bien le diable s’ils ne péchaient rien comme renseignements intéressants, s’ils restaient bredouilles en indications, en traces ou en informations.
S'il y était allé là-haut, lui, il en trouverait des indices. Si seulement les sélectionneurs l’autorisèrent à partir, au lieu de le consigner là planté à se morfondre le derrière sur une chaise à attendre un coup de fil du cosmos.
Il paraissait impossible qu’avec tous ces millions de kilomètres déjà parcourus qu’« ils » n’observent pas un changement : soit une densité plus ou moins grandes d’étoiles, soit des planètes plus ou moins petites. Enfin bref, quelque chose quoi !
Forcément qu'à l’autre bout de l’Univers des choses changeaient !
Forcément ! Fatalement ! Le contraire le surprendrait !
A tout bout de champ il consultait l’heure. Comme dans le conte, la question lancinante revenait : « …ne voyez vous rien venir ? »
Si les autres restaient muets et ne lui écrivaient pas, la conclusion s’imposait d’elle-même : ils ne trouvaient rien à dire, encore moins à redire et sûrement rien à décrire.
Décourageant, ça devenait décourageant !
Léonne ressentait la désagréable impression qu’avec ses supputations affûtées il donnait un coup d’épée dans le Vide.
Le Monde allait devoir continuer à aller sans trop savoir où il allait !
à suivre
daniel
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