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Terre neuve
Les Hommes avec leurs idées de gigantisme, s'étaient mis en tête de construire un
gratte-ciel de 1500 mètres de haut et de 1000 mètres de bas.
Le projet semblait un peu dingue mais bien souvent les projets fous avaient fait progresser la
Science. Toujours plus, on voulait toujours faire plus, faire plus fort que la fois d'avant ou que son voisin. Une tare ? Une qualité ? Personne ne le saura jamais.
Bref, après mille et mille tracas techniques, administratifs et financiers, les travaux commençaient.
Des travaux pharaoniques !
Des hommes attelés aux machines creusaient un énorme trou profond pour construire la plus grande tour
du monde tant vers le haut que vers le bas. Le monde des techniciens avait créé des ascenseurs ultra rapides, pressurisés et tout et tout.
Pour l'instant des dizaines d'engins creusaient les fondations ; des tapis roulants à godets
évacuaient les déchets. Après cette première étape, on coulerait le béton à la continue pendant des mois et des mois. Des ouvriers spécialement formés, forgés à cette discipline ferrailleraient
sans discontinuer de bas en haut. Quand les travaux arriveront vers le sommet les maçons alpinistes devront travailler avec des gants et s'habiller comme paillasse.
Ça ressemblait un peu à construire la tour de Babel version revue et corrigée façon Xylème
siècle.
La tour de Babel vue par Pieter Bruegel l'Ancien au XVIe siècle.
ziggurat de Chogha Zanbil
Mais il y eut un hic ! Un Hic majeur !
Des profondeurs terrestres les ouvriers extrayaient de la terre, de la roche, des trucs enfouis
depuis des millénaires en pleine Terre. Lors de tremblements de terre, des machins du dessus de la terre étaient tombés dans les failles puis s'y trouvèrent enfermés prisonniers. Puis avec le
temps la zone fut recouverte de végétaux envahissants. Personne ne se souvenait de l'épisode tragique puisque personne n'habitait la contrée ni n'avait vécu assez longtemps.
On avait dégagé un virus qui s'était endormi voilà des millénaires et qui à présent réchauffé par les
rayons du soleil reprenait vie.
Personne ne su qu'il était là jusqu'au jour où plusieurs hommes tombèrent malades. Un des médecins du
chantier les renvoya chez eux se soigner. Ils moururent dans la semaine. Et leurs familles tombèrent malades dans 21 jours qui suivirent les enterrements. Sur le chantier on parla de malchance
puis on n'en parla plus du tout.
Le trou continuait de se creuser. Et on sortait le passé à tour de bras, on extrayait l'antan à tour
de bras, on remontait le temps à la force de bras mécaniques.
Les familles des ouvriers s'étaient baladées, avaient voyagé, avaient parlé à ceux-ci et à
ceux-là.
Certains avaient effectué des déplacements par avion sonique, d'autres par TUGV (Train Ultra Grande
Vitesse) portant la maladie au loin, transmettant le virus sans le savoir et sans compter.
Des cages d'ascenseurs horizontales desserviraient à chaque étage les quatre points
cardinaux.
Pour éviter les déplacements verticaux les étages étaient construits sous la forme d'une ville avec
superette, coiffeur, ciné, police et coin promenade en forêt artificielle.
Bref il ne nécessiterait guère de quitter un étage et encore moins de sortir du
gratte-ciel.
Il y aurait toujours inévitablement le traînard du 100ème qui rencontrerait une fille 50 étages plus
haut ou plus bas.
Les bureaux trouveraient leurs places en haut, perdus dans les nuages et les ateliers seraient dans
les sous-sols plus terre-à-terre.
Quelqu'un fit la relation entre les fouilles et les extractions de matériaux
en tous genres avec les morts seulement un mois après les premiers décès : les intérimaires devenant plus nombreux que le personnel attitré.
On procéda à des analyses des matériaux extraits des entrailles de la terre.
Quelle ne fut pas la surprise du chercheur quand son œil tomba sur un virus
inconnu.
Ce fut le branle-bas de combat général.
Quelqu'un parla de quarantaine un autre contra en parlant de déclenchement de panique, un autre
d'attendre de voir si…
Pendant ce temps, les familles des malades continuaient, poursuivaient leurs traintrain et
voyageaient, partaient en vacances, en excursions à l'autre bout du Monde, en voyages organisés, effectuaient des déplacements pour leur travail…
Les TGV, les avions supersoniques, trains, autos, motos véhiculaient le virus à très grande vitesse
via les Hommes.
Tant et si bien que lorsqu'en haut lieu on en eut fini de tergiverser, on décréta la quarantaine et
les fermetures de frontières c'était trop tard, le virus était semé partout à la surface de la Terre.
La décision arriva trop tard ou l'ordonnance parvint trop tôt : le vaccin n'était pas
prêt.
Les marchands de cercueils faisaient fortune et produisaient en grandes séries. Mais c'était encore
insuffisant. Puis il n'y eut plus personne pour fabriquer les cercueils et la production s'arrêta.
Tous les jours des milliers de gens mouraient à présent aux quatre coins de la
planète.
On entendit prononcer les mots de "Tour infernale", …la presse titra "la malédiction du
gratte-ciel"…"il ne fallait pas déterrer le passé"…
De milliers de morts le chiffre s'amplifia et passa à centaines de milliers.
Puis chacun comprit qu'il ne serait plus possible d'arrêter l'épidémie
Les remontées hiérarchiques avaient traînassées, lambinées et les excès de
tortillements comme la peur de créer des mouvements de paniques ou de peur de se tromper, coûtaient chers en vies.
Les décisions de "mise en quarantaine" étaient arrivées trop tard avaient été prises beaucoup
beaucoup trop tard. Les modes de déplacement modernes obligeaient, exigeaient à des décisions immédiates, presque instantanées sous risque de voir des épidémies se répandre à des vitesses folles.
En une heure le virus échappé à tire d'ailes était déjà au boulot à 1000 kilomètres de là où on l'avait vu.
Les "on verra demain", les indéterminations, les indécisions coûtaient cher en vies
!
Rassurez-vous lecteurs, rien de tel ne peut arriver.
6 mois après, il ne restait plus d'Hommes en vie sur Terre : la race humaine était décimée, rayée,
balayée de la surface de la Terre.
Bizarrement, certains grands singes et certaines bestioles furent épargnés par le
fléau.
Le trou pour le futur gratte-ciel resta la gueule béante à ciel ouvert.
Un jour peut-être, dans des millénaires quelqu'un se posera la question : mais qu'est ce que c'est
que ce trou ?
daniel
Projets de gratte-ciel en cours dans le monde
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X-Seed 4000

Le X-Seed 4000 culminerait à 4 000 mètres de haut et pourrait faire face au mont Fuji, la plus haute
montagne du Japon, dont il reproduirait la forme en le dépassant de plus de 200 mètres. Il reposerait sur une base de 6,5 Km de diamètre implantée dans l'océan au large de la capitale japonaise,
possèderait 800 étages et abriterait jusqu'à 1,6 million de personnes.
Il y aurait donc une sorte de ville en hauteur, avec des magasins, des bureaux,
etc.
Le X-Seed 4000 devrait aussi être un modèle de respect de l'environnement, en intégrant des panneaux
solaires et des éoliennes.
*
La Tour Bionique, devant mesurer plus de 1200 mètres :

Le projet de ville verticale des architectes madrilènes Eloy Celaya et Javier Pioz pourrait voir le
jour à Shanghai, en Chine, selon le quotidien italien «La Stampa» daté de mercredi.
Cent mille habitants prendraient alors place dans les
300 étages de la «Tour bionique» (1.228 m) et l'anneau de bâtiments qui entoure sa base.
A la recherche d'un lieu d'implantation depuis 2001, date des premières études de l'agence espagnole
Cervera & Pioz, la ville verticale baptisée «Tour bionique» pourrait s'ériger à Shanghai (Chine) à l'horizon 2020.
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