Partager l'article ! 009 - Une ville : Troyes - l'incendie de 1985: Troyes L'incendie de 1985 C'est toujours lorsqu'il fait un froid de can ...
C'est toujours lorsqu'il fait un froid de canard que l'on pousse le feu pour se réchauffer ! Et là, il fallait faire le forcing. Pensez, cette nuit là, un écart de température d'environ 45° à combler entre l'extérieur et l'intérieur. Et ce qui devait arriver arriva : un incendie se déclara au cœur du vieux Troyes avec ses maisons en colombages.
L'eau gelait dans les tuyaux et sur les pompiers. Les habitants durent réchauffer les soldats du feu en leur offrant des boissons chaudes …
Témoins de ce sinistre incendie ces quelques images spectaculaires.
Troyes : l'incendie de 1985
Dans la terrible nuit froide du 08 au 09 janvier 1985 un incendie éclate dans l’îlot sauvegardé (XVIème siècle) du quartier Saint Urbain par une température de -25 à -29°C et se traduira par la destruction de 12 immeubles qui abritaient 14 magasins (10 000 m2 au total).
La température extrêmement froide fut le premier ennemi des soldats du feu : les tuyaux gelaient instantanément dès qu’une vanne était fermée, se déplacer lance en manoeuvre présentait des dangers terribles puisque les jets d’eau fonctionnant sans interruption recouvraient tout de glace, avancer sur les toits relevait de l’acrobatie, les pompes des engins fonctionnaient en surrégime ce qui donnait une pression aux lances supérieure à la normale rendant très pénible leur manoeuvre, le gel des eaux de ruissellement ralentissait voire bloquait le développement des échelles aériennes,l’utilisation de chalumeaux était nécessaire pour dégeler les vannes et les manettes des lances, l’eau gelait sur chaque sapeur-pompier…
Par ailleurs, la propagation du feu a été rapide en raison de 4 courettes favorisant l’effet cheminée, mais aussi en raison du stockage de marchandises, et de l’absence de recoupement résistant au feu entre les habitations particulièrement entre les combles et les greniers.
Dessin de René DOSNE, revue « Face aux risques » n° 212, avril 1985 :
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