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Un casse-pieds
L'escroc public numéro un en costume blanc pavanait.
Le beau mais sournois et odieux hiver revenait, paradait comme si ses méfaits des ans derniers étaient passés inaperçus.
Malin comme un ours il se cachait derrière son beau manteau immaculé et leurrait les foules avec ses sculptures givrées comme pour mieux les engourdir, les endormir.

En réalité, la saison à fabriquer des éclopés s'installait, prenait ses quartiers d'hiver chez-nous.
Avec sa blanche muleta l'hiver attirait les gens vers des pentes vertigineuses que les casse-cous fous du ski découvraient au dernier moment et surtout trop tard pour freiner : c'était le "casse-quilles" assuré !

Il trompait les yeux avec son fond blanc. Il guettait ses proies et les envoyait au casse-pattes.
Versant, répandant un instantané de verglas à prise rapide sur les routes le "Saucier de malheur" prenait en otages des milliers d'automobilistes.

"Le glacier" transforme les trottoirs en patinoire amusant les petits, jouant les "casse-quilles" sur des personnes à l'équilibre fragile.
"Le Refroidisseur" gèle et engourdi les SDF (sans dortoirs fixes) inscrits à la SNCF (Société Nationale des Chemineaux* Français). Il leur soutire leur chaleur ; leur vole, leur prend leurs températures.
*Chemineaux : Celui qui parcourt les chemins à la recherche de travail et vit de mendicité (définition du dictionnaire Larousse)
C'était un bel hiver blanc
C'était un bel oiseau l'hiver
Un beau casse-pieds surtout !
daniel
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